mardi 19 mars 2013

La toile du corsage

Voici la toile du corsage, qui va également servir de doublure, par souci d'économie.
C'est une toile de lin bise. J'ai du reprendre un peu les côtés par rapport à mon patron d'origine. 



C'est tout pour ce soir, je garde un peu de suspens!

Des avantages des intempéries


François Boucher, L'Hiver, 1735.

N'ayant pas de joli traîneau pour affronter la neige et la glace et pouvoir aller travailler la semaine dernière, je me suis retrouvée coincée à la maison, à devoir coudre (!). J'ai donc bien avancé sur la jupe. La difficulté essentielle venant de la superposition des deux tissus. Pour la méthode, c'est la même que celle des jupons que j'ai expliquée précédemment.





Voilà la jupe presque terminée. J'ai fait un point de bâti à l'endroit où je vais coudre le volant de falbala comme sur l'image en bas. 


Demain, je vais tester chez une amie la machine à cranter pour faire tous mes ruchés et falbalas!


César!

Grâce à Mousseline, nous savons maintenant  qui est la dame inconnue en rose.
Il s'agit d'Elizabeth Hervey (1733-1800), quatrième marquise de Bristol par  Anton von Maron. Rendons donc à César ce qui lui appartient:

Anton von Maron (1733-1808), Portrait d'Elizabeth Hervey, quatrième marquise de Bristol, entre 1778 et 1779, huile sur toile, Kunsthistorisches Museum de Vienne.

Il existe également une deuxième version de ce portrait, passé en vente chez Christie's en 2006. Le modèle a l'air de porter également une robe à la polonaise, mais très différente. Le manteau semble ouvert sur une fausse pièce d'estomac, garnie d'un ruban parme, rappelant  ceux des manches. Les garnitures sont en gaze, tout comme le tablier.